Carte du radon en Bretagne (Finistère, Morbihan...)

En Bretagne, la radioactivité naturelle est plus présente que dans d’autres régions de France. À la clé, un risque plus élevé de trouver du radon dans sa maison ou d’autres bâtiments. Pour vous aider à savoir si vous êtes concerné en Finistère, Morbihan, Côtes d’Armor ou Ille-et-Vilaine, Neosfair fait le point sur la carte du radon en Bretagne.

Carte : où trouve-t-on du radon en Bretagne ?

Avec le Massif Central, la Corse, les Vosges, la région Rhône-Alpes et une partie de la Côte d’Azur et des Pyrénées, la région Bretagne fait partie des territoires français les plus concernés par le risque radon. L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) classe en effet de nombreuses communes bretonnes parmi les zones à potentiel radon de catégorie 3 (en rouge sur la carte). Dans ces communes, la probabilité que le radon soit présent dans les bâtiments à des concentrations élevées est forte.

Carte du potentiel radon en Bretagne
Carte du potentiel radon en Bretagne - source : IRSN

Le Finistère, terre de radon

Le risque de contamination par le radon est très présent en Finistère (29). Une grande partie de son territoire est en effet classée en zone à potentiel radon de catégorie 3 d’après la carte de référence de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire). C’est notamment le cas des villes de Brest, Morlaix, Quimper ou Concarneau. Dans un chantier de remédiation radon réalisé par Neosfair, une très forte concentration en radon avait été par exemple mesurée dans une école du Finistère : 3143 becquerels/mètre cube, soit un dépassement 10 fois supérieur au seuil réglementaire imposé par la législation à certains établissements recevant du public (ERP). 

Le radon dans le Morbihan

Le Morbihan (56) n’est pas épargné par les risques sanitaires liés à l’inhalation de radon. Le gaz radioactif touche ainsi les villes de Lorient, Vannes, Quiberon ou encore Pontivy, Penestin, La Gacilly pour n’en citer que quelques-unes. Dans un collège traité par Neosfair, des mesures avaient par exemple révélé une activité volumique de 1500 Bq/m3 dans la bibliothèque !

Quel risque radon dans les Côtes d’Armor ?

De Lannion à Dinan, en passant par Guingamp ou Saint-Brieuc, le risque de trouver du radon dans sa maison, à l’école ou sur son lieu de travail est également élevé dans les Côtes d’Armor ainsi que le montre la carte de référence de l’IRSN sur le radon en Bretagne.

Le potentiel radon en Ille-et-Vilaine (35)

La capitale bretonne n’échappe pas aux dangers liés à la radioactivité du radon. Rennes fait ainsi partie des villes à risque fort, au même titre qu’une bonne partie du Nord du département (Cancale, Fougères) et du Sud de l’Ille-et-Vilaine (Bain-de-Bretagne par exemple).

Où trouve-t-on du radon en Loire-Atlantique ?

Si l’on étend la carte du potentiel radon à la Bretagne historique, on note que le département de la Loire-Atlantique (44) est également une zone très exposée aux risques néfastes du radon sur la santé notamment à Nantes, Châteaubriant, Clisson, Machecoul ou encore Guérande si l’on se rapproche de la côte Atlantique. Pour citer un cas concret, lors d’un chantier Neosfair, les mesures effectuées grâce à nos dosimètres avaient ainsi affiché une concentration en radon de 643 becquerels/m3 dans une maison individuelle de la Cité des Ducs de Bretagne.

La Bretagne, terre de radioactivité naturelle

Pourquoi le risque radon est-il particulièrement élevé en Bretagne ? Car la radioactivité naturelle y est forte du fait des roches granitiques qui composent la croûte terrestre en Bretagne. Située sur le Massif Armoricain et le Sillon de Bretagne, la région possède en effet un sous-sol particulièrement riche en uranium et en radium. La désintégration de ces radioéléments est à l’origine du radon, ce qui explique pourquoi on retrouve parfois des concentrations très élevées de ce gaz radioactif dans les maisons bretonnes.  

Carte de la radioactivité naturelle en France, réalisée par une équipe de chercheurs géologues.
Carte de la radioactivité naturelle en France, réalisée par une équipe de chercheurs géologues - source : G. Ielsch, M. Cuney, F. Buscail, F. Rossi, A. Leon, M.E. Cushing - Journal of Environmental Radioactivity
Carte du potentiel radon des formations géologiques, notamment en Bretagne.
Carte du potentiel radon des formations géologiques, notamment en Bretagne - source : IRSN

Si l’on observe la carte du potentiel radon des formations géologiques réalisée en 2010 par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, on visualise facilement pourquoi il est fréquent de trouver du radon en grande quantité dans les bâtiments en Bretagne. On comprend mieux pourquoi les autorités de sécurité sanitaire telles les Agences Régionales de Santé, les mairies etc. appellent à la plus grande vigilance en Bretagne et en Pays de la Loire vis-à-vis des effets cancérigènes du radon et du risque de développer un cancer du poumon.

Neosfair, votre spécialiste pour traiter le radon en Bretagne

S’il est clair que les risques d’exposition au radon en Bretagne sont élevés du fait de la géologie et des caractéristiques du sol breton, il est important de rappeler que la concentration en radon dans l’air intérieur d’un bâtiment dépend également de la façon dont sont construits les locaux et aussi des habitudes des occupants en matière d’aération, de ventilation et de chauffage. Pour une même zone à risque, les concentrations en radon peuvent ainsi être totalement différentes d’une maison à une autre et même d’une pièce à une autre.

La seule manière de connaître avec certitude la quantité de radon présente dans sa maison, son école, sa crèche ou sur son lieu de travail est de procéder à des tests et mesures du radon, notamment à l’aide de dosimètres. Que vous soyez un particulier, un gestionnaire d’ERP (établissement recevant du public) ou de bureaux, Neosfair peut vous accompagner pour diagnostiquer vos problèmes de radon et mettre en oeuvre les solutions adéquates.